La Ptite Utopie : une nouvelle aventure commence !

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Nous nous étions arrêtés sur ce blog à la fin décembre, quand Joël et Mélanie nous avaient proposé de faire projet commun sur leur actuel lieu de vie, en Vendée. Depuis, pas mal d’évolutions, pas mal de mouvement, beaucoup d’émotion. Ça avance ! Et la vie est belle !

Respirer : être à l’écoute de soi

Nous sommes partis début janvier, comme prévu, en direction du sud de la France en quête de notre future maison. La graine semée par les Ptits Utopistes de Vendée avait déjà commencé à germer en nous, mais il nous fallait prendre du recul, et ce faisant continuer dans la direction du rêve que nous dessinions depuis de longs mois : le sud.

Sur la route, nous avons d’abord eu la chance, l’honneur, la joie de passer une après-midi auprès de Boris, initiateur d’Etika Mondo, et sa famille. Une rencontre marquante qui nous a faits bouger à plus d’un titre. En effet, elle a notamment redonné cœur et force à une proposition de refonte de Hopineo, actuellement en cours dans les connexions neurologiques et les coups de clavier des membres de l’équipe, et dont nous parlerons très bientôt sur le site de l’association.

Puis, après un trop rapide passage chez des amis à Sète et Béziers, direction le Tarn et Cordes sur Ciel pour notre première visite. C’était le 7 janvier 2017 ; et ce fut un tournant.

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400 m2 de vieilles pierres sur 1,6 ha de terrain dominant les vallons du Tarn. Un fort potentiel visité sous le soleil d’hiver. Magnifique ! Comme si on voyait le rêve en vrai, planté devant nous, avec MonPtiPote garé sur la petite placette du hameau qui pourrait accueillir les fêtes citoyennes que nous pourrions y impulser.

Il est 17h et la visite se termine, après avoir fait plusieurs fois le tour. Nous montons dans notre maison mobile, bouclons nos ceintures ; silence. Pas longtemps. Justine et moi nous regardons. A ce moment là, nous avons su. D’abord sans un mot ; puis deux mots : « On rentre ! ». Prononcés par l’un, acquiescés par l’autre d’un geste de la tête, doublé d’un grand sourire, triplé d’un pétillement dans les yeux. Un de ces moments de symbiose personnelle (on se sent en phase avec nous même individuellement) et duelle (on se sent en phase avec l’autre) comme nous en vivons tant depuis quelques années ; depuis notre rencontre.

La graine vendéenne avait tellement germée qu’elle ne laissait plus guère de place au rêve de sud. Elle dessinait maintenant un nouveau rêve. Celui de faire avec. Avec Mélanie, Joël et leurs enfants ; avec Catherine et Jean-Yves de L’Oasis de La Borderie, qui nous avaient accueillis depuis septembre. Avec ces quelques personnes rencontrées depuis le mois de septembre, porteuses d’alternatives diverses, d’envie d’autre chose ; des faiseux comme dit l’ami Jardin.

Le rêve de faire avec, qu’importe le lieu. Ou presque. Faut pas déconner !

La Vendée est l’un des départements les plus ensoleillés de France, et quiconque viendra nous rendre visite aura le loisir de le constater tout comme nous. La Vendée est également la 4ème destination touristique de France (ou pas loin ; ça dépend des classements…) ; un argument de poids lorsque le projet prévoit d’accueillir des visiteurs.

Alors, le lendemain de cette belle visite du Tarn, nous avons repris la route !

S’inspirer : cultiver le doute, être à l’écoute des autres et accueillir le changement, la transition

Timing parfait, le Mouvement Colibris lançait la deuxième édition de son MOOC « Concevoir son Oasis ». Justine l’avait déjà suivi en 2016 ; j’ai donc rattrapé le retard. Mélanie et Joël, nos désormais co-utopistes, l’ont suivi aussi.

Pas de pub ici mais si, comme nous, vous avez un projet concret d’éco-lieu, suivez cette formation ! Fond et forme, elle répondra assurément à vos attentes. En tout cas en ce qui nous concerne, elle nous a permis de concrétiser beaucoup d’éléments, nous a questionnés et guidés dans l’organisation de nos idées, nous a donné des méthodes et surtout des retours d’expérience particulièrement utiles pour mettre en place notre habitat partagé.

Nous avons appris de nos pérégrinations et visites diverses ces dernières années que, plus qu’un état de fait, l’habitat partagé est un processus (comme beaucoup de choses finalement…), certes excitant émotionnellement, satisfaisant d’un point de vue éthique et philosophique, et facilitant d’un point de vue pratique, mais ô combien délicat à entretenir et à pérenniser. On parle souvent du « Putain de Facteur Humain » (PFH), que les permaculteurs ont judicieusement préféré nommer « Précieux Facteur Humain ». Précieux ; et délicat. Donc à choyer, préserver, accompagner avec bienveillance.

Le fruit de ces premiers travaux collectifs a été la rédaction de notre « Cahier des charges », qui détaille un certain nombre d’éléments structurants pour notre projet d’Oasis.

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Nous avons même eu l’opportunité de soumettre ce cahier des charges au Mouvement Colibris à l’issu du MOOC, et avons eu la joie et l’honneur d’apprendre que nous sommes sélectionnés parmi une centaine de projets pour bénéficier d’un accompagnement « Coup de Pouce » d’un Compagnon Oasis.

La vie est belle dans les Oasis

Depuis le début du mois de mars où nous nous avons garé MonPtiPote à l’endroit de la construction de notre future maison, les jours passent, les semaines et maintenant les mois.

L’équilibre de l’habitat partagé semble trouvé. En tout cas nos relations restent fluides et très agréables. Les 12 occupants de l’Oasis que nous sommes (2 couples, 2 enfants, 3 chiens, 2 poules et 1 chat) ont leur place. Les visiteurs se succèdent, au rythme des stages d’initiation à la permaculture, des réunions d’un groupe de réflexion sur l’éducation positive, des visites familiales ou amicales, ou encore de l’interview d’une étudiante qui réalise un mémoire sur le voyage engagé.

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La nourriture commence à sortir de terre, ou à s’y enfoncer suffisamment pour prendre ses nutriments. Nous avons récolté nos premiers radis ! Joie !!

L’équilibre tend même à s’étendre au delà de notre graine d’Oasis, jusqu’à celui voisin de La Borderie, chez Catherine et Jean-Yves. Si la complémentarité des femmes et hommes n’est plus à démontrer depuis plusieurs mois, celle des lieux prend forme petit à petit.

Justine et moi avons hâte de construire notre maison. Avouons sans rougir que les 8m2 utiles de MonPtiPote, s’ils sont largement suffisants en mode nomade, nous limitent un peu en mode sédentaire. Mais alors quels matériaux ? 100% locaux ou pas ? Passive, oui ; mais avec quels dispositifs ? Quelle intégration « paysagère » avec le bâti existant ? Quels systèmes pour l’eau et l’énergie ?

L’Oasis présente de nombreux atouts (terre argileuse, grand ensoleillement, vent…) et nous avons de nombreuses idées et options en tête grâce à nos années Hopineo de rencontres diverses et de collecte de bonnes pratiques en tout genre. Maintenant arrive l’heure de la construction, de faire de nos mains – enfin ! Une forme de vertige à l’aube de choix forts impliquant.

Mais le bonheur et le confort de notre situation actuelle, encore plus prononcés que dans nos dernières années, c’est que nous sommes toujours en phase profonde avec nous-mêmes, connectés à nos émotions, nos ressentis, notre élan. Si nous continuons de nous poser régulièrement des questions et de cultiver le doute pour toujours mieux nous ancrer dans la (notre) réalité, nous jouissons en même temps d’une grande confiance en la vie, dans les choix que nous faisons, et en nous individuellement et bien sûr en tant que couple.

Et la nouveauté, la cerise sur ce beau gâteau fondant au chocolat, c’est que cette confiance s’étend maintenant à un nouveau cercle, presque tout aussi proche : celui que nous formons au sein de l’Oasis, et même des Oasis ; le « cercle cœur ».

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Dans ces conditions, dans cet écrin de bienveillance personnelle et collective, difficile pour le vertige susmentionné de s’installer durablement. Tout juste contribue-t-il lui aussi à l’élan auquel nous répondons. L’élan de la co-construction d’un monde meilleur, à notre échelle, forcément petite, faite de solutions lentes et de petits pas.

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