2 juillet 2014 – 365 km – 6 conducteurs, 1 train, 1 tram, 1 covoiturage – 2 structures visitées

Riche journée que ce 2 juillet qui ne voulait pourtant pas vraiment commencer. Le dîner arrosé de la veille aidant, nous partons vers 9h dans le minibus de la cousine de Mahery, qui nous dépose toujours un peu plus loin. « Non, là ça va pas ; un peu plus loin vous serez mieux ! ».

20 km plus tard, nous voilà postés sur aire de nationale, plein soleil, pleins sourires. Spot idéal.

Justine sur une aire de Normandie

A peine 20 minutes plus tard, c’est Wilfried, concierge dans un grand hôtel de la côte normande, qui fait tant bien que mal un peu de place dans sa voiture pour nous accueillir. On remarque que les conducteurs qui nous prennent sont le plus souvent ceux qui ont déjà pratiqué le stop. Les échanges vont bon train autour du projet Hopineo et de nos vies personnelles. L’hôtel dans lequel il travaille passe lui aussi à l’action « écolo » depuis quelques temps (tri du papier, des cartouches d’encre, changement des ampoules…) ; le garçon est donc sensibilisé.

Fait marquant : le cœur sur la main, Wilfried décale son rendez-vous pour pouvoir nous déposer au Castel Camping Le Brévedent, première étape professionnelle de notre tour de France.

Nicole nous accueille. Raphaël, le patron et ami de longue date de Justine, n’est malheureusement pas là.

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Nous apprenons tout des bonnes pratiques du camping où Justine a passé nombre de vacances pendant ses jeunes années : tri sélectif, poules pondeuses qui se baladent entre les caravanes pour déposer leur « fruit » « à domicile », aromates qui poussent en libre service pour les clients, produits écolo pour l’entretien, etc.

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Nous visitons ensuite le camping. Justine retrouve ses repères : l’étang, le restaurant, la belle bâtisse… havre de paix et de nature préservées, au cœur du bocage normand. 

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A peine avons-nous le temps de prendre un sandwich au snack du camping qu’une jeune femme passe devant nous. Nous ne la connaissons pas encore, mais nous sautons sur l’occasion pour lui demander si, par hasard, elle ne se rend pas du côté de Lisieux. Banco ! Marie-Charlotte nous laisse le temps de payer notre déjeuner avant de nous faire découvrir les toutes petites routes de campagne qui relient le camping à la ville. Au début de discussion, surprise ! Il s’avère que cette danseuse de cabaret, saisonnière au camping, est surtout la femme de l’un des propriétaires du camping et ami de Justine. Nous en profitons donc pour faire une bise au mari à Lisieux avant de se remettre pouce en l’air vers notre prochaine destination.

Attente courte à Lisieux, jour heureux !

Campé devant une clinique vétérinaire, nous vibrons à chaque fois qu’une voiture met son clignotant dans notre direction. Mais en fait il y a beaucoup plus d’animaux en manque de soins qu’on ne le pense ; et c’est un peu plus tard qu’Emilienne et sa fille Inès nous embarquent à leur côté.

Emelinne qui nous fera faire un bout de route

Justine converse densément avec la petite fille à l’arrière pendant que Mahery et Emilienne partagent leurs impressions métisses et leurs souvenirs africains, dans la joie et la bonne humeur. Une intersection ; le panneau indique « Mezidon-Canon ». Nous n’avons pas le temps de terminer le sujet en cours mais qu’à cela ne tienne, le moment de partage était sympa et qui sait… ?!

Coup de Canon, endroit canon !

Mezidon-Canon, quelques petits milliers d’habitants, son château. Et en fait, Franck, le dernier conducteur de cette session, nous apprend que le Coup de Canon, où nous nous rendons, juxtapose le château. Il a lui même été élagué des arbres là bas quelques jours auparavant. Sa gentillesse le conduit à nous déposer juste à l’entrée de la ferme pédagogique que nous nous apprêtons à découvrir ; avec une heure d’avance… Pas mal pour des autostoppeurs !

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La rencontre avec Hervé, son « Coup de Canon », sa ferme pédagogique, son cidre bio, ses élevages de multiples animaux, et surtout ses cabanes dans les arbres dont, excusez du peu, la plus haute d’Europe (à 22 mètres !), a achevé de nous convaincre que nous avions maintenant un beau métier…

Découvrir des structures, aussi variées, tenues par des personnes à l’engagement plein de bon sens et de naturel, et nichées dans des environnements magnifiques et préservés, nous ouvre cœurs et yeux bien grands.

Nous nous transformons en éponges et essayons d’en retenir le plus possible, mêlant sentiments d’admiration et d’enrichissement profond devant ces réalisations formidables.

Mahery devant une des cabanes coup de canon

C’est gonflés à bloc et les sourires béats que nous réfléchissons avec Hervé et son équipe au meilleur moyen pour nous de rejoindre Saint-Malo, où nous dormons ce soir. Il est 17h ; plus de 200 km nous séparent de la destination…

On avait dit dans le descriptif « en stop, en covoiturage, voire en transport en commun… ». Et bien voilà ; aujourd’hui, ce sera la totale ! Le train nous mène jusqu’à Caen, puis un coup de tram (grâce à un billet qui nous est spontanément donné dans la rue par deux voyageuses qui passaient par là…) et nous rejoignons Anne et Hélène, toutes deux étudiantes, avec qui nous co-voiturons jusqu’à destination !

Le sac, le pied de Justine, et la Gare

Pour finir, c’est Brian et ses deux bambins Gabin et Maé qui nous récupèrent à la sortie de l’autoroute avec le camion MAT2VINS, où nous logerons dans la cabine arrière pour parcourir les 3,6 derniers kilomètres…

C’est attablés à l’apéro dans ce qui est l’un de nos « chez-nous » que nous finissons l’article du jour, que nous vous remercions de partager avec nous.

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